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Septembre 2017 - Le gel des emplois aidés

Septembre 2017 - Le gel des emplois aidés

Le gouvernement a annoncé le gel des emplois aidés pour 2017 et une réduction importante pour l’année 2018. Au regard de l’importance de ces dispositifs pour les associations du réseau, des actions sont engagées par les fédérations Acepp.

Le Bureau de l’Acepp nationale a choisi de réagir à plusieurs niveaux :

A l’initiative de l’Acepp :

  • un communiqué le 31 aout 2017 : l’accueil des jeunes enfants en péril (à télécharger)
  • un communiqué le 1er septembre de la Présidente : gel et suppression des contrats aidés : bas les masques (à télécharger)
  • un questionnaire pour les adhérents qui nous permettra de faire notamment une photographie au niveau national et au 01/09/2017 du nombre exact d’emplois concernés (https://fr.surveymonkey.com/r/ACEPP-Emploi )

A l’initiative commune Snaecso, fédération nationale des centres sociaux et Acepp

Des démarches sont aussi organisées pour solliciter des rendez vous auprès des ministres concernés et de la Cnaf pour faire état des difficultés des associations et envisager des solutions.

Vous pouvez aussi nous laisser vos témoignages sur le forum ci-dessous.

Pour toute information complémentaire : philippe.dupuy@acepp.asso.fr

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7 commentaires. - Ordre chronologique - Ordre chronologique inverse

# Le 4 octobre 21:52 par Philippe DUPUY - ACEPP NAtionale #

En réponse à DOLO 83500

Madame,

Les messages ne sont pas sélectionnés.
Je ne remets pas en cause la teneur de votre expérience mais certains points doivent faire l’objet de précisions. Ces éléments sont issus de l’enquête qui vient d’être faite auprès des associations du réseau Acepp (350 associations ont répondu).
- la pérennisation des postes n’est pas si rare : 25 % des personnes salariées actuellement sont des anciens emplois aidés ; ce n’est certes pas suffisant de votre point de vue mais loin d’être négligeable ;
- les emplois aidés ne représentent pas 50 % mais en moyenne qu’un quart des effectifs
- plus des 2/3 a suivi une formation dans la dernière année.

Quant à l’équilibre économique des associations, il est évidemment fragile mais depuis près de 30 ans des bénévoles réussissent à trouver des solutions pour aussi bien proposer des lieux d’accueil pour les enfants mais aussi des emplois.

Comme dans tous les secteurs et même dans le réseau de l’Acepp, il y a parfois des "éléments" qui ont des pratiques douteuses (et il semble que vous les ayez rencontrés) mais cela ne vous autorise pas à généraliser.

Nous sommes en accord avec vous sur le fait qu’une structure devrait fonctionner sans contrat aidé mais laissez aussi aux associations qui le choisissent de proposer un espace de travail serein qui permet à des personnes éloignées de l’emploi de suivre une formation, d’avoir un salaire même modeste, de rencontrer du monde...

Je vous souhaite de trouver et de vivre une expérience salariée plus épanouissante.

Philippe DUPUY
ACEPP Nationale

# Le 4 octobre 17:48 par dolo83500 #

Bonjour ,
Je suis désolée de voir que les commentaires laissées en ligne sont positifs .Peut etre sont ils sélectionnés.
Je me permets d’ntervenir en qualité d’assistante de creche actuellement en contrat CUI CAE et anciennement en CDI et represantante du personnel durant 15 ans .
Les contrats aidés defilent dans les associations et celles ci profitent bien du systeme .
Rare sont les pérennisations ,les employées sont embauchées et lorsque leur contrat aidé est terminé ,les salariés sont à nouveaux au chômage sans même une prime de précarité comme en bénéficient les autres CDD..
les associations ne se gènent pas d’enchainer les contrats aidés pour profiter des allègements de charge accordées par l’état et cela dure depuis au moins 25 ans.
Le discours de ses dirigeants de creches est toujours le meme : " nous sommes une association et nous n’avons pas les moyens"
La majorité des creches associatives vivent avec 50% des contrats aidés donc de personnel en CDD ,contrat précaire.
Ce personnel n’est meme pas considéré car il n’est meme pas compté dans l’effectif de l’entreprise .Et Souvent cela permet aussi aux associations de ne pas avoir de representant du personnel .
QUESTIONS A SE POSER :
- comment peut on ouvrir une crèche alors que celle ci n’est pas viable financièrement sans allègement de charges ? .
- comment alors les Banques peuvent elles préter de l’argent pour l’ouverture de nouvelles creches ? Sont elles suicidèrent ?
- Peut etre faudrait il regarder de plus prêt les comptes des associations et voir les remunerarions de certains dirigeants ,directeurs ou autres qui se déclarent comme salariés de l’association .
Le conseil d’administration de ces associations sont souvent des parents de la creche qui ne s’y connaissent en rien et se remettent entièrement aux dirigeants qui ont un discours rassurant disant qu’ils existent depuis tres longtemps ,preuve de leur bonne gestion.
La presidence et le conseil d’administration est donc fantome .
NON aux CONTRATS AIDES sans contre partie d’embauche en CDI .
OUI aux CDI

# Le 13 septembre 14:38 par Caroline Boutrac crèche "des pieds et des mains" 31540 #

Nous sommes une crèche associative à gestion parentale composée de 10 salariées dont 2 en contrats aidés.
Nous avons toujours eu des contrats aidés dans nos équipes et actuellement 4 personnes en CDI ont été embauchées à la suite d’un contrat aidé. Nous avons toujours eu à cœur d’essayer de pérenniser au maximum ces contrats aidés mais aujourd’hui nos budgets ne nous permettent pas de le faire pour les deux qui restent (1 contrat 25h et un 32 h). Pour autant nous avons toujoursr fait en sorte que ces contrats aidés soient un tremplin pour ces personnes et nous nous mettons toutes en œuvre pour que ces personnes acquièrent une expérience , un savoir faire et surtout une volonté de se former, c’est ainsi que les derniers contrats aidés ont quitté la crèche non par pour s’inscrire au chômage mais pour entrer en formation (auxiliaire de puériculture).
Certes nous ne pouvons pas nier que ce sont des contrats précaires mais ils permettent à des jeunes sans expérience d’acquérir de nouvelles compétences, d’en renforcer d’autres et de se rendre compte de la nécessité de continuer la formation si elles veulent continuer à travailler dans la domaine de la petite enfance de façon pérenne.
Pour nous aussi beaucoup de personnes embauchées chez nous en contrat aidés son actuellement embauchées dans d’autres structures en CDI.

# Le 7 septembre 19:19 par Cécile BONZI #

« Assistante maternelle fut un temps, avec à mon actif, un CAP petite enfance, j’ai proposé ma candidature pour un poste d’animatrice en RAM en 2007. L’association m’a recrutée en contrat aidé sur 20 heures hebdomadaires, celui-ci a été renouvelé pour laisser place, par la suite, à une pérennisation de poste après 2 années d’exercice. Ce temps a été riche pour appréhender le métier. L’association m’a permis de suivre des modules de formation annuellement pour enrichir mes compétences, mes savoir-faire et savoir être. Par la suite, nous nous sommes engagées pour un CDI et au bout cinq 5 années d’exercice, un désir très fort de compléter mes connaissances dans le champ de la petite enfance, a été entendue par l’association. Elle m’a soutenue dans mon projet et m’a permis de concrétiser un départ en formation de 3 années en cours d’emploi pour l’obtention en juin 2015 du diplôme d’éducatrice de jeunes enfants.

Depuis, l’association a reconnu mes nouvelles compétences en réévaluant mon salaire et révision de ma fiche de poste et aujourd’hui, au bout de 10 années associatives, je viens de signer un avenant reconnaissant mon statut d’éducatrice à un poste d’animateur, responsable de RAM avec une augmentation de mon volume d’heures hebdomadaires (35h) afin de répondre au besoin du poste et au public accueilli et/ou accompagné dans le cadre des missions d’un RAM.

Aujourd’hui, en 2017, quand je refais ce parcours dans ma tête, je remercie l’association et tous ses membres de m’avoir fait confiance et m’avoir donné les moyens d’arriver à être diplômée, reconnue et épanouie au sein de mon poste de travail. Sans son écoute, sa disponibilité, sa confiance, son engagement, son accompagnement, ce parcours de vie professionnelle n’aurait peut-être pas lieu d’être à ce jour… »

# Le 7 septembre 13:56 par Catherine Poujardieu La Mômerie #

Nous sommes une vieille association à gestion parentale et avons depuis 26 ans toujours eu dans nos équipes d’encadrement quelques personnes en contrat aidé.
Les salariées embauchées à ce titre ont été accompagnées dans leurs différentes démarches et formations afin de leur permettre une évolution dans leurs pratiques. La majorité d’entre elles ont ainsi pu mettre en avant cette expérience professionnelle pour décrocher un poste en CDI soit dans nos propres structures soit dans d’autres multi accueil.
Les arguments mis en avant pour supprimer ce type d’aide sont totalement erronés. Le terrain de la petite enfance le prouve pleinement.

# Le 2 septembre 14:16 par Sophie Kerherve 83330 #

Nous sommes une jeune Association de soutien à la parentalite Les Chapis Chapos dans le Var au Beausset . Nous avons ouvert un Laep, assurons depuis un an l’animation du Reaap et proposons des ateliers parents enfants. Nous avons créé 3 emplois dont deux en contrats aidés . Sans ce dispositif nous n’aurions pas pu commencer notre activité après un an de bénévolat ...pour Isabelle ( nom du salarié modifié) bénéficiaire du RSA et travaillant comme animatrice baby gym nous avons pu conclure un Cui Cae de 12 mois que nous avons pu renouveler pour 6 mois . Isabelle s’est formée pendant un an a renforcé son diplôme d’origine et commence son Cap petite enfance . Nous avons déjà anticipé la suite de son emploi et épargnons ses ateliers baby gym pour financer son poste .
Pour Danielle qui a plus de 55 ans et un statut de travailleur handicapé nous profitons de son expérience professionnelle de 20 année en Creche familiale et en tant qu’assistante maternelle . Danielle continue à se former . Elle bénéficie d’un contrat aidé pendant 5 ans ce qui lui permet de continuer de travailler et de cotiser pour sa retraite . Nous appliquons une convention collective une mutuelle collective des plans de formation. Nous avons tout créé de nos petites mains et voilà la douche froide : jamais les collectivités ne compenseront la perte de 20000 e d’aide annuelle. De plus nous n’avions pas du tout budgete cette année cette perte financière et nos demandes de subvention n’ont pas tenu compte de ces mesures violentes et radicales . Si nous ne pouvons renouveler nos contrats nous serons en cessation d’activité... à moins que le département débloque des fonds en urgence ... non ce n’est pas une subvention déguisée... malheureusement c’est le reflet aussi d’une participation financière des collectivités qui ne couvre pas les réels besoins financiers ..oui les contrats aidés favorisent l’emploi et la formation ... et aide au retour ou au maintien dans l’emploi ... nous sommes désespérés...

# Le 1er septembre 19:06 par maya #

Les dispositif contrats aidées, ont été créés pour faire baisser le chômage et aider la formation et l’insertion professionnelle de personnes au chômage, pas pour être une mains d’œuvre à bas cout pour les associations. En ce qui nous concerne ces dispositifs nous ont permis d’accompagner dans des formation petite enfance 3 jeunes par ans depuis 2010. Nous n’avons pas été contraint de le faire, nous l’avons fait par choix. Et nous avons accomplis cette mission avec succès. En ce qui nous concerne nous sommes fiers de dire que le taux de retour à l’emploi durable des personnes concernées est de 90%. On ne doit pas être les seuls dans le réseau.
Cordialement,
Maya
Eveil Parents Enfants

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